L’ objet du concours de plaidoirie de la région ATSINANANA est toujours de dénoncer les violations des droits de l’homme.Nos deux élèves ont postulé à ce fameux concours,leur choix du sujet n’est pas le hasard, défendre la cause des enfants malgaches exploités. La  plupart des douze finalistes également ont réclamé  l’exploitation de l’enfant , ont revendiqué le droit de l’enfant , des enfants malgaches… En voici la production de Ny Ando et Ismael , deux élèves en classe de 3ème, une production qui n’a pas été retenue.

(7ème édition- mars 2018) 

 

 

Mesdames et Messieurs Bonjour!

C’est une grande opportunité pour nous  de plaider ici devant vous.

Un grand merci à l’organisateur de ce concours, les jurys et tous ce qui sont présents ici.Longue vie à ce concours pour que d’innombrables enfants peuvent bénéficier de cet occasion.

Nous sommes des enfants,notre objectif n’est pas seulement de concourir, mais surtout de vous transmettre de message concernant les droits de l’homme, précisement les droits de l’enfant, ces droits violés. Permettez-nous d’entrer directement dans le vif du sujet : « Bloqué, on ne peut rien faire ».

 

Des droits de l’enfance ne sont pas respectés à Madagascar et dans d’autres pays, notamment les pays dites pauvres. C’est un principale problème qui nécessite réellement une solution immédiate, car c’est mal, injuste, déloyale  si on ignore tout simplement ce phénomène; l’avenir de certains enfants vivant un grand cauchemar.Pour plus de compréhension:nous allons vous parler quelques cas, des cas très triste qui nous a fondu le cœur et qu’on défend les causes ici maintenant.

Volatiana, une jeune fille âgée de huit ans qui est tenue responsable d’une lourde charge. De son nom, elle est une fille « riche en argent et bien aimée »Bien dommage qu’en réalité, elle ne l’est pas du tout….

Tous les matins elle se réveille matinale ,les cheveux décoiffés, le corps mal entretenu, dans un sale état, sans même se soucier d’elle ni de comment elle est, elle part avec son petit frère sur le dos, ventre affamé, elle va implorer et supplier les voisins pour lui offrir quelques choses à manger ou un petit sou pour se nourrir .Sa part dépendra de ce qu’elle récolte.Autrement, si elle reçoit peu elle mangera peu !

Pourquoi une telle punition?N’a t- elle pas le droit de manger?Est-ce vraiment sa responsabilité de se réveiller dans l’ombre matinale pour se nourrir,et pour vivre vu son âge ?N’a-t-elle pas le droit à l’éducation ?Nous acceptons ensemble que Volatiana a le droit de manger, nous acceptons ensemble que Volatiana a le droit à l’éducation.Nous acceptons ensemble que c’est trop, injuste, et mélancolique ce que Volatiana supporte chaque jour.Un article de droit de l’enfance affirme que « chaque enfant a droit à l’éducation que ce soit primaire ou élémentaire ».Sans oublier que non seulement elle ne mange pas suffisament  ni d’aller à l’école;mais en plus, elle a le devoir et la responsabilité de tenir la maison propre et son petit frère en bonne santé. Son petit frère qui pleure à chaque fois, qui réclame à manger à chaque minute, ce garçon, qui n’a que sept mois.

Comment peut-on avoir une telle responsabilité ? Une telle charge à l’âge de 08 ans ? Même nous ici présent,la plupart n’arrive pas à tenir cette lourde charge.Et son éducation alors, son avenir, restera-t-elle ignorante,inéduquée, vulnérable toute sa vie ?L’éducation n’est-elle pas la clé vers un avenir meilleur, un monde promettant? Ce ne serait pas ces enfants l’avenir de ce pays dans 10 et 20 ans ?

Parlons de ses parents, un père avec de visage velouté, des vêtements plein de sueurs,….Il travaille avec son pousse-pousse tous les jours en faisant le tour de Toamasina pour trouver de quoi à manger, trempé de dignité et d’amour pour succomber aux besoins de la famille sans soucier du soleil ni de la pluie.La mère, elle vend des habits et des chaussures usées tous les jours depuis Mangarano, Ankirihry jusqu’à Bazary-kely , trois quartiers populaire de Tamatave en faisant au moins 12 km chaque jour ;elle change autant d’endroit car elle est toujours rejetée et chassée par ses collègues vendeuses.Même si eux,ils ne peuvent rien faire,à cause de la hausse du prix des produits de nos jours et les cinq bouches à nourrir !Volatiana leur fille ainée a quand même le droit d’avoir des activités convenant à son âge, jouer, s’amuser,être libre et bien occupée.

Mais il ‘ y a pas que Volatiana qui souffre jour et nuit de cette inestimation mais aussi de milliers d’enfants qui sont similaires à ce cas.  

Parlons de ce jeune garçon,on l’appelle« Ravoalavo »qui signifie « le rat ».Son vrai nom est Dhovane.Il a treize ans,et déjà vendeur de fagots de bois et fournisseur en ville,il y a déjà cinq ans, avec de prix péniblement inférieur.Mais ce qui est aussi plus alertant c’est de savoir d’où il sort ces fagots, ces fagots viennent d’Antanandava,situé à 10km de la ville,ils sont cueilli et ficellé par ses plus jeunes frères et sœurs, encore des enfants !Et on se demande tous à quoi ça sert les fagots de bois ?Les fagots servent à allumer le feu avec le charbon de bois pour la cuisson traditionnelle Malagasy.Le point touchant c’est leur travail, leur ennuie, leur fatigue à passer chaque recoins de la ville,avec la chaleur étouffante sous un chargement de 15 kilo sur la tête, franchir des kilomètre et des kilomètres marcher sans fin, ni pousse-pousse ni tuctuc à espérer; rester debout toute la journée avec certains clients qui ne veulent rien comprendre la souffrance et la grande vide dans le cœur de Ravoalavo. Lui qui voit les autres enfants allant à l’école, avec des beaux habits, des blouses et des chaussures.Ces écoliers au bon soin de leur parent, de leur parent responsable…Ravoalavo sait à peine compter et il n’a jamais franchi les bancs de l’école.Il travaille chaque jour sans repos, surtout pendant les jours de fête, les jours  dont les autres enfants s’amusent et sont gâtés ; et que lui, il travaille quasiment sans arrêt alors que l’article 24 de la déclaration universelle des droits de l’homme affirme clairement « toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail ».

Un autre cas, il s’agit d’une jeune abandonnée par son père inconnu, ce père irresponsable qu’elle n’a jamais connu et n’existe-t-il pas un article qui blâme l’abandon du père ?

Lalao elle n’a que onze ans,elle vit une situation très difficile, elle est désespérée. Tous les jours ses voisins vont à l’école pour étudier,tandis qu’elle passe son temps à exécuter des taches et de corvées ménagères,elle est exploitée la petite…Quelle humanité !

 

Dans les autres pays comme le cas des enfants en Inde, ces enfants Indiens pauvres et tombés dans tout genre de maltraitance qui commencent à travailler dès leur plus jeune âge.Ils doivent travailler pour aider leur famille. Leur famille attend de leurs enfants la reprise de cette affaire.

Le cas des enfants en Afrique,la pauvreté a un impact négatif sur la vie des jeunes africains ils sont inéduqués,malnourries,c’est intolérable.

 

Mes chers publics,c’est un véritable scandale pour le monde entier car «nos progrès de développement n’aura aucun sens d’après Albert EINSTEIN tant qu’il y aura des enfants malheureux».

 

Imaginez la souffrance et le désespoir dont ces enfants vivent chaque jour de leur existence. Est-ce que leur vie vont être programmer, planifier ainsi pour toujours jusqu’à la fin?alors que La déclaration universelle des droits de l’homme stipule dans son article 4 et 5 que «nul ne sera tenue en esclavage ni en servitude» et que «personne ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitement cruels inhumains et dégradants».

 

Vis-à-vis de tous ces mélancoliques vie d’enfant,ce n’était que des cas qu’on vous a présentés,.Jusqu’à quand, jusqu’ à quelle degré de vulnérabilité restons nous bras croisés ? sans rien  faire ? Est-ce que ces enfants qui seraient l’avenir de notre monde seront toujours réservés,délaissés, désespérés ?

Maintenant mesdames et messieurs nous faisons appel non seulement au défenseur de droits de l’homme, au ministre de la population, au juge des enfants, , à tous les directeurs d’écoles, les responsables hiérarchiques, à toute personne consciente de son humanité, mais aussi à vous tous ici présent,on vous invite, on vous incite, on vous implore à lutter même s’insurger pour éradiquer ce fléau de la société.

Il faut juste défendre strictement leur droit et de sensibiliser les parents sur l’importance de l’éducation. Sans éducation (d’après un vieux proverbe français)l’enfant est orphelin. Notre devoir est de répandre la justice,l’action de faire ce qui est juste, et ce qu’il faut faire.Si on ignore ce grand problème c’est notre avenir et  ce de nos prochains qui vont en souffrir et pour accomplir cet acte un coup d’aide ne sera pas de refus comme dit un vieux proverbe « l’union fait la force ». Ensemble on y arrivera car ces enfants, eux seuls, sont bloqués,ils ne peuvent rien y faire.

 

Ainsi s’achève notre intervention, mesdames et messieurs.Nous avons pu nous exprimer sur notre point de vue sur les droits de l’enfant et sur les réalités de la vie quotidienne.

Nous croyons que cette citation de Gilbert Cesbron vous reflète à des nouveaux points de vue:

 « Que ce monde soit absurde, c’est l’affaire des philosophes et des humanistes, mais qu’il soit injuste, c’est notre affaire à tous ».

 

Mesdames et Messieurs, nous vous remercions de votre aimable attention.